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Billets d'humeurs cinéphagiques

Les DVD indispensables: Vorace en 3 raisons

Pour inaugurer cette rubrique, je vous propose de redécouvrir Vorace en 3 points, le chef d’œuvre ignoré d’Antonia Bird avec Robert Carlye, Guy Pearce, Jeffrey Jones et David Arquette.
Vorace
Réalisation:Antonia Bird
Scenario: Ted Griffin
Casting: Guy Pearce, Robert Carlye, Jeffrey Jones, Jeremie Davies, David Arquette…
Musique: Damon Albarn & Michael Nyman
Sortie: 7 Juillet 1999
Synopsis:
Le capitaine John Boyd devient accidentellement un héros de la guerre americano mexicaine après avoir passé plusieurs jours dans une fausse commune et massacré à lui seul un camps mexicain. Traumatisé par cette expérience, son inaptitude à exercé son rôle de héros de guerre pousse ses supérieurs à l’isolé dans un posté retranché au cœur de la nature avec d’autres soldats tout aussi perturbés que lui. C’est là qu’ils font la rencontre d’un homme clamant avoir échappé aux crocs d’un soldat cannibale.
1: Un film qui mèle joyeusement les genre avec grande une habilité et une réelle maturité cinématographique
Vorace A la fois film historique, fresque militaire rappelant le désert des tartares, western dans son rythme et son développement, film fantastique et comédie horrifique à la fois, Vorace mêle et croise tellement de genres qu’il est surprenant de se retrouver au final avec un film aussi limpide et cohérent. car contrairement à certaine production qui entassent les genres et les références pour dissimuler leur absence de matière, ici les genres se croisent et s’entrechoquent pour le bien de l’histoire, pour malmener le spectateur qui ne sait jamais dans quelle direction va aller le film. Brillant dons son rythme et son montage, mené de main de maître la la réalisatrice trop rare Antonia Bird, Vorace ne se laisse jamais dépasser par son sujet et ses personnage.
Tout est finement maitrisé, finement écrit et réalisé, et surtout l’humour qui encadre le film de bout en bout permet de le détacher de toutes prétentions, comme c’est souvent le cas dans les films de genres: ici pas de grand message, pas de morale ou de grandiloquence. Vorace est un film sur le cinéma, un hommage à ce qui fait la grandeur du cinéma: sa possibilité d’imbriquer des genres et des personnages à l’infini sans jamais perdre de la cohérence. Cela fait de Vorace un film sans age, détaché de toutes modes ou tendances qui restera à jamais une référence dans tous les genre qu’il évoque, car il n’en évoque aucun à la légère.
2: Un casting en grande forme, visiblement excité par le projet
Vorace Pour un film aussi discret, au scenario aussi casse gueule et aux possibilités commerciales réduites à leurs plus simples expressions (le film a tout juste rapporté 2 000 000$ pour un budget de 12), Il est surprenant de voir un casting aussi riche. Non, pas d’acteurs à la mode, de belles gueules de cinéma ou de star éphémères, mais que des têtes connues, des spécialistes du second rôle, qui trouve ici un joyeux terrain de jeux. Tout d’abord, ce film permet un affrontement entre Guy Pearce et Robert Carlye. Guy Pearce est tout en retenu et en souffrance, c’est l’archétype du héros cassé, voir de l’anti héros, qui pousse même parfois vers la lâcheté alors que Robert Carlye, cabotin en diable, représente une certaine incarnation du mal, charismatique, excessif, irréductible et terriblement convainquant. On a beau savoir qui est le bon et qui est le méchant, on a du mal à choisir son camps.
Les autres rôles, joyeusement décalés, sont aussi intéressant, quoi que moins développés. On retient un Jeffrey Jones hilarant en militaire ratés et résigné, Neal McDonouch en jeune recrue aryenne à la limite du psychopathe, David Arquette en soldat stoner… C’est de tous ces seconds rôles que vient l’humour et le ton décalé du film.
3: Une Bande originale qui donne chaire au film et tisse une toile tangible entre tous les genres du film
Vorace Le cinéma de genre doit beaucoup à sa musique, l’histoire nous la à mainte fois démontrer. Si la réalisation et les acteurs donne vie à un univers, la musique lui apporte sa magie, elle est l’expression des sentiments que le réalisateur ne peut pas mettre en image. Donc un film comme Vorace, mêlant un nombre incroyable de genre se devait d’avoir une bande originale à la hauteur, et c’est le cas, la partition composée à quatre mains par Michael Nyman et Damon Albarn (qui avait déjà fait l’acteur pour Antonia Bird dans Face et qui s’amuse ici pour la première fois en dehors de Blur bien avant ses expérimentations sonores chez Gorillaz) mêle joyeusement des thèmes musicaux martiaux à des rythmiques horrifiques et un tempo Western, le tout avec un certaine détachement et un second degré bienvenus.
Parfait écrin pour ce film, la bande original, malheureusement au moins aussi méconnue que le film, offre une première chance à Damon Albarn d’expérimenter des nouvelles sonorités et des nouvelles références, accompagné de Michael Nyman, vétéran de la musique qui avait notamment habillé musicalement La Leçon de Piano et Bienvenue à Gattaca.

posted by valmens in La DVDthèque and have Comment (1)

One Response to “Les DVD indispensables: Vorace en 3 raisons”

  1. Patato dit :

    je pensais etre le seul à trouver ce film genial .. hé ben non
    et le casting est presque trop parfait

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