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Billets d'humeurs cinéphagiques

Le DVD d’hier soir : Crazy Dad

Crazy Dad Ce qui aurait du être une passation de témoin entre Adam Sandler et Andy Samberg se résume à un comédie mineure aux accents vulgaires qui n’hésite devant rien pour aller chercher quelques rires.
Crazy Dad Titre Original: That’s My Boy
Réalisation: Sean Anders
Scenario: David Caspe
Casting: Adam Sandler, Andy Samdberg, James Caan, Vanilla Ice, Blake Clark, Leighton Meester Leighton Meester …
Musique: Rupert Gregson-Williams
Distributeur: SPHE

Synopsis:
Donny Berger n’est qu’un collégien lorsqu’il tombe amoureux de Mary McGarricle, sa prof de Math terriblement sexy. Ils entretiennent une relation très physique et quand cela devient public, la professeure est condamnée à 30 ans de prison : petit bonus, elle est enceinte de Donny qui devra s’occupé de l’enfant. Donny devient très vite une star des années 80, devenant riche en revendant les droits de son histoire. Mais quand 2012 arrive, Donny est un has been et fauchée n’ayant plus aucun contact avec son fils et devant 43 000$ au fisc. De son côté, le fils de Donny est devenu un financier à succès et s’apprête à se marier.

Crazy Dad

Le film :
Crazy Dad n’a pas l’ambition d’être la comédie du siècle : avec son pitch violemment déplacé (qui fait passé le détournement de mineur pour quelque chose de cool tant que c’est le garçon qui est le plus jeune), son casting peu équilibré et son scenario pour le moins léger (et ironiquement lourd), ce film ne veut être qu’un divertissement de passage, une comédie qui roule des mécaniques sans aucune finesse et qui fait semblant d’être provoc en étant vulgaire. De ce point de vue là, ça marche à peu près. L’humour repose sur la surprenante acceptation de la vulgarité d’Adam Sandler dans le milieu très huppé d’Andy Sandberg. Les gags fonctionne souvent et parviennent même à surprendre. Là où ça ne fonctionne pas, c’est quand on s’attarde sur le personnage et la prestation d’Adam Sandler. On n’arrive pas à sympathiser avec son Donny qui est à la fois vulgaire, misogyne, rétrograde et menteur, l’atroce voix qu’a choisie Adam Sandler à cette occasion n’aidant pas. Le film repose sur l’idée que la simplicité et la franchise de son personnage suffisent à la rendre sympathique pour tous, sauf que c’est tout le contraire qui se passe pour le public qui fini juste par considérer Donny comme l’archétype du bof. Côté scénario, c’est assez faible, autant dans l’histoire que dans la construction des gags, du coup, le film repose sur l’apparition très régulière de caméos plus ou moins réussi : si Susan Sarandon (qui reprend étrangement un rôle qu’elle occupait dans 30 Rock) et Will Forte sont toujours aussi efficaces, Nick Swardson se perd dans son exubérance et Vanilla Ice a un rôle beaucoup trop important en considération de ses talents d’acteurs et de l’intérêt de son personnage (le montrer en tant que Has Been était drole, en faire l’un des acteurs principaux est triste).
Crazy Dad est une comédie anecdotique qui nous rappelle que Adam Sandler a cessé d’être drôle depuis une dizaine d’année tandis Andy Samberg est réduit à un rôle tellement anecdotique et fermé qu’il ne peut pas nous faire profiter de son talent de comique physique. Pour le reste, c’est drôle mais pas assez.

La bande annonce :


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