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Very Bad Trip 3 : la critique

very Bad Trip 3 Conclusion sans intérêt d’une trilogie qui n’avait pas lieu d’être. Ou comment ruiner tout l’intérêt d’un premier film à peu près sympa.
very Bad Trip 3 Note:1/4
Titre original: The Hangover Part III
Réalisation: Todd Phillips
Scenario: Todd Phillips, Craig Mazin
Casting: Bradley Cooper, Zach Galifianakis, Ed Helms, Ken Jeong, John Goodman, Melissa McCarthy…
Musique originale : Christophe Beck
Sortie: 29 Mai 2013
Vu le 4 Juin 2013 à 19h25 à l’UGC Montparnasse

Synopsis:
Le Wolfpack est de retour (et apparemment il faut bien dire ça parce que l’expression est tellement utilisée dans le film qu’on a l’impression qu’ils essaient de nous vendre quelque chose avec), mais cette fois-ci c’est pour s’occuper d’Alan qui est devenu incontrôlable et qui doit aller dans un centre spécialisé. Mais en chemin, il se font arrêter par un gros mafieux et Doug se fait kidnapper (surprise) en guise de rançon, leur mission : retrouver Chow.
Critique :
Very Bad Trip 3 est la conclusion d’une trilogie qui a transformé un succès surprise (et un film surestimé) en caricature de sur-utilisation de licence. Non ce troisième épisode ne parvient pas à faire oublier le précédent ni à conclure dignement la série. Cependant, le plus surprenant ici est qu’il parvient à échouer d’une manière très différente de l’épisode précédent, comme si ces suites étaient une démonstration quasi scientifique qu’il existe plusieurs manières, très distinctes, de rater une suite (parce que Men In Black n’avait pas été assez clair à ce sujet). Si Very Bad Trip 2 se contentait d’être une répétition plan pour plan des évènements de l’épisode précédent en les déplaçant à Bangkok et en les rendant infiniment plus grossiers (au point d’essayer de rendre comique un viol…échec), cet épisode essaie de faire quelque chose de nouveau. Je dit bien essaie car au bout de 20 minutes de films, on revient sur les railles classiques (kidnapping de Doug, Chow fout la merde, drogue…). Malgré cette volonté de raconter une histoire nouvelle qui se veut une prolongation des épisodes précédents, le film perd au passage ce qui faisait la force du premier épisode (et qui était aussi présent dans l’épisode 2) : son rythme. En s’embraquant dans une histoire trop compliquée pour ses scénaristes (qui exige à John Goodman une explication de 5 minutes en monologue), le film casse sa mécanique en plus de perdre au passage ses personnages. Là où auparavant c’était le caractère des protagonistes qui était au centre du film, l’histoire n’étant que là pour les mettre dans de nouvelles situations, ici l’histoire semble plus importante et on perd tout l’humour du film. Le tout souffre aussi de l’excès de budget qui empêche toute spontanéité au film.
very Bad Trip 3

On s’ennuie ferme durant tout le film, de l’introduction poussive à la surexploitation de Ken Jeong (qui a compris qu’il pouvait faire n’importe quoi). Le scénario commet aussi l’erreur de donner à Alan le rôle principale alors que son intérêt était d’être un personnage qui surprenait à chacune de ses apparitions, un trublion en somme. L’histoire quant à elle n’a pas beaucoup d’intérêt, elle se veut une comédie noire décalée mais se contente de suivre un schéma tellement cliché qu’elle ressemble à l’idée de génie pour un super film méga cool de 2 collégiens, ni plus ni moins. Les scènes sont tirées sur la longueur, les gags rares et sans finesse, le développement des personnages va de l’inexistant (Stu) au révoltant et l’humour plat (les scénariste ont eut la bonne idée d’abandonner le ton glauque du deuxième épisode mais ne l’ont remplacé par rien)… Même au niveau du casting, c’est le néant : le trio principal n’a plus rien à offrir, John Goodman est sous utilisé, Jeffrey Tambor disparait après une micro scènes et Melissa McCarthy n’est là que pour cachetonner sur sa nouvelle popularité. Mais le plus douloureux dans ce film reste l’utilisation blasphématoire (et à 2 reprises) de la merveilleuse chanson Hurt de Nine Inch Nails qui n’a rien à faire dans un tel navet. C’est blessant et insultant, d’autant plus que le réalisateur veut clairement en faire l’hymne du film. Scandaleux !

very Bad Trip 3

Very Bad Trip 3 n’est pas une déception, la franchise avait déjà été pulvérisée par l’épisode précédent et on attendait peu de ce nouvel opus. Pourtant, on sort quand même terriblement déçu. On rit peu ou pas, on s’ennuie (le comble pour un film de 1h 40) et on a rien à faire de cette histoire ni de son dénouement. Et en ultime offense, le film parvient à détruire sa seule qualité (le fait de ne pas juste être un remake du premier) en gâchant ça dans une ridicule scène post générique qui mêle les pires éléments des deux derniers épisodes.
Very Bad Trip 3 est une machine à fric sans âme qui a pour seul mérite d’annoncer la fin de cette franchise. RIP
Les plus:
Une bonne BO mal utilisée
Les moins:
Un rythme inexistant
Des personnages plats
des gags qui tombent systématiquement à plat


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