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Billets d'humeurs cinéphagiques

To Rome With Love : la critique

To Rome With Love Casting prestigieux pour plat réchauffé. Woody Allen en panne d’idée nous compose un film à sketch sans sens ni fond avec ses fonds de tiroir. Pas grand chose à tirer ici, rendez-vous l’année prochaine.
To Rome With Love Note:1.5/4

Titre original: To Rome With Love
Réalisation: Woody Allen
Scenario: Woody Allen
Casting: Jesse Eisenberg, Alec Baldwin, Greta Gerwig, Ellen Page, Woody Allen, Allison Pill, Flavio Parenti, Judy Davis, Roberto Benigni, Alessandra Mastronardi, Alessandro Tiberi, Penélope Cruz…
Sortie: 4 Juillet 2012
Vu le 9 Juillet 2012 à 21h30 à la Pagaode

Synopsis: Dans la Rome actuelles, 4 destins ne se croisent pas : un jeune coupe séparé par la complexité géographique de la ville fera face à la tentation, un quinquagénaire revivra la nostalgie de son amour de jeunesse, un producteur de musique classique trouvera le talent sous la douche et un homme on ne peut plus ordinaire deviendra une célébrité sans raison.
Critique:
Woody nous livre un film par an avec la régularité du métronome depuis 1970 (à 3 ou 4 ans près), il est donc excusable et compréhensible que tous ne soient pas des chef d’œuvres. Cependant, ce In Rome With Love a un violent arrière goût de réchauffé. Non pas que l’histoire (si tant est qu’il y en ait une) ait déjà été traitée par le réalisateur (il nous avait déjà réservé ce traitement avec son Match Point qui ressemblait beaucoup à son Crimes et Délits de 1989) mais cela ressemble beaucoup à des idées parsemées ça et là sur des post it qui ont été mises bout à bout, colmatée avec des thèmes réccurents du réalisateur (la psychanalyse, l’amour, l’adultère…) et des dialogues écrits sans conviction. Dénué de structure globale mais pas pour autant présenté comme un film à sketch (ce qui aurait été préférable, mais l’entremélage des histoire permet au réalisateur de les faire durée plus longtemps, de remplir son heure et demi contractuelle…), le film nous trimballe bon an mal an entre 4 histoires artificiellement étendues qui n’apportent rien séparément et encore moins mises ensembles. Si la réalisation est élégante et qu’on prend un réel plaisir à se balader à Rome avec le regard du réalisateur, on s’ennuie beaucoup aussi parce qu’on ne s’attache à aucun personnage, aucun segment. Pourtant, le réalisateur nous avait prouvé avec son superbe Harry dans tous ses états qu’il était capable de créer un réel chef d’œuvre en rassemblant plein de bouts d’idées apparemment sans liens, mais avec ce To Rome With Love, la sauce ne prend jamais et il n’y a pas assez d’idées (et encore moins de bonnes idées).
To Rome With Love

C’est donc principalement le scénario qui pèche pour ce nouveau Woody. Pourtant, quelques idées sont bonnes (le chanteur d’opéra sous sa douche, l’homme de soixante an devenant sa propre conscience de lui jeune, la célébrité traité comme une sorte de maladie subite…) et laissent toujours présager une bonification du film sur la longueur, mais il n’y a aucune chute, aucune construction, les idées sont jetées au milieux des dialogues et des acteurs sans jamais être amenées ou conclues. Côté casting, aussi prestigieux soit-il, on regrette beaucoup que Woody Allen, visiblement trop occupé à jouer lui-même dans le film, n’ai pas pris soin de diriger ses acteurs, chacun se chamaillant pour devenir une caricature de personnage du réalisateur sans jamais essayer de construire le rôle qui leur a été confié. Seul Alec Baldwin parvient à sortir du lot et fournir une belle préstation, malheureusement sous utilisée.

To Rome With Love

Ce film est au final un beau gâchis qui ressemble à un projet mené à terme beaucoup trop vite. Les images sont belles, la musique est bonne et certain dialogues font mouche, mais dans l’ensemble le film ne touche jamais, ne fait jamais vraiment rire et ne surprend pas plus. Peut-être que Woody ne devrait pas se forcer à faire un film par an et, à la place nous livrer un chez d’oeuvre tous les 3 ans…
To Rome With Love est un Woody Allen de bas étage redondant, déjà vu et sans âme, presque aussi décevant que la Paris de Klapisch. Rien de grave, mais décevant de la part du réalisateur.
Les plus:
Alec Baldwin qui sort son épingle du jeu
Les paysage Romain superbement filmés
Les moins:
Un scénario mou, destructuré et sans rytme
Des acteurs qui essaient plus de plaire au réalisateur qu’au spectateur
D’énormes longueurs.


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