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The Amazing Spiderman : la critique

The Amazing Spiderman Le reboot tant attendu des aventures de l’homme araignée est un simple film d’action sur fond d’adolescence, gorgé d’incohérences et dénué de personnalité. Ça se regarde, mais c’est tout.
The Amazing Spiderman Note:1.5/4

Titre original: The Amazing Spiderman
Réalisation: Marc Webb
Scenario: James Vanderbilt, Alvin Sargent, Steve Kloves
Casting: Andrew Garfield, Emma Stone, Sally Field, Rhys Ifans, Martin Sheen, Denis Leary…
Musique: James Horner
Sortie: 4 Juillet 2012
Vu le 4 Juillet 2012 à 21h15 à l’UGC Montparnasse

Synopsis: Peter Parker, un élève sans histoire un brin sarcastique d’un lycée New Yorkais, décide de se renseigner sur la disparition mystérieuse de ses parents et se retrouve dans un laboratoire génétique où il se fait piquer par une araignée mutante. Yadi Yadi Yada il devient Spiderman.
Critique:
Tuée par un dernier épisode catastrophique et un casting vieillissant, la saga Spiderman n’était pas vraiment en bonne forme, pourtant Sony, soucieux de garder en vie sa seule licence Marvel, tenait à la relancer coûte que coûte. Le résultat est cet épisode en demi teinte, un reboot qui avait longtemps était annoncé comme une suite. A la tête de ce film, le réalisateur du très sympa (mais un brin surestimé) 500 jours ensemble, Marc Webb, qui ne semblait pas être l’homme de la situation, tant son premier film était à l’opposé d’un film d’action. La production a du finir par penser la même chose tant le montage final haché menu ressemble à un remontage de dernière minute qui retirerait toutes la personnalité du réalisateur pour livrer un divertissement préfabriqué. Ainsi, le nouveau Spiderman, à l’opposé de la première trilogie, est un pur film de studios, sans âmes ni originalité, se contentant de surfer sur la vague plutôt que d’essayer de construire quelque chose de cohérent et d’intéressant. La réalisation manque cruellement d’ampleur et de fluidité, ôtant aux scène d’actions le grandiose que Raimi avait su insuffler à sa trilogie (en particulier à l’épisode 2) et délivrant des scènes d’exposition ennuyeuses au possible, en plus de ne pas avoir beaucoup de sens. Ce n’est pas pour autant que le film est désagréable à regarder, il ne l’est pas plus qu’un Captain America ou qu’un Iron Man 2, mais il ressemble tellement à un produit stéréotypé qui pioche ça et là en scénario et en esthétique ce qui a marché ailleurs qu’on ne parvient à aucun moment à se laisser emporter dans ce film.
The Amazing Spiderman

Mais le principal problème de ce film est son scénario qui veut absolument tout reprendre à zéro en se calant beaucoup plus précisément sur la BD mais qui oublie au passage des choses essentielles, comme la construction de personnages cohérent et humain (et sympathique ou attachant dans le cas du personnage principal). Les scénaristes mettent complètement de côté l’aspect psychologique du personnage et se contentent d’établir des méchants et des gentils à la va vite, à grand coup de scènes d’expositions expédiées sans plus de manière. Gwen Stacy, interprétée par Emma Stone, arrive comme un chveux sur la soupe, le docteur Connors est tellement mal écrit qu’on ne comprend pas la moitié de ses motivation, l’essentiels du passé du personnage étant gardé secret pour garantir l’intérêt d’une suite, la tante mary est proprement insipide et Peter Parker est arrogant au possible. Autre grand problème scénaristique, le film se veut complètement distinct de la première trilogie, mais ne cesse de faire des raccourcis, comme s’il considérait que certains éléments cruciaux déjà traités dans les premier épisode de Raimi (la découverte des pouvoir, les aspirations de Peter Parker, l’établissement de ses principes de super héros, sa solutude…) ne nécessitaient pas d’être revus ici. C’est bien dommage car cela donne un film particulièrement bancal truffé d’incohérences (la plus grosse étant le personnage de Gwen Stacy qui relie artificiellement les trois univers principaux du film : le lycée, le laboratoire et le police). Quant aux dialoguent ils sonnent tous faux, malgré la visible volonté des scénaristes de donner à l’ensemble un côté « réaliste ».

The Amazing Spiderman

Côté casting en revanche, pas grand chose à dire, Andrew Garfield est un bien plus crédible Spiderman que Tobey Maguire, Emma Stone porte le film avec son son charme et sa légèreté, et les autres acteurs sont tous bien choisis même s’ils n’ont jamais l’occasion de montrer leur talent. Au final, on passe un bon moment, mais on est loin du travail d’orfèvre qu’avait accompli Raimi sur les deux premiers épisodes, où il avait réussi à faire du Spiderman un vrai héros cinématographique sans jamais trahir l’esprit du comic book, se débarrassant de certains détails, en refaçonnant d’autres et surtout en conservant un ton légèrement décalé souvent à la limite du grotesque, qui manque cruellement ici.
The Amazing Spiderman n’est ni une catastrophe ni un réussite, c’est simplement un divertissement insipide et dénué de personnalité qui n’a pas énormément d’intérêt. Un film conçu pour la consommation de masse ne choquera personne mais qui ne touchera pas grand monde non plus.
Les plus:
Andrew Garfield et Emma Stone viennent rafraichir la franchise
Des effets spéciaux proprement superbes
Les moins:
Une musique caricaturale à souhait
Une réalisation sans ampleur
un scénario beaucoup trop construit autour des potentielles suites.


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