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Star Trek Into The Darkness : La Critique

Star Trek : Into The Darkness Parfait exemple de divertissement bien calibré, cette suite confirme tout le bien que l’on pensait de la relance de cette saga sans parvenir à nous donner de nouvelles raisons de l’aimer.
Star Trek : Into The Darkness Note:2.5/4
Titre original: Star Trek Into The Darkness
Réalisation: J.J. Abrams
Scenario: Roberto Orci, Alex Kurtzman, Damon Lindelof
Casting: Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Salanda, Benedict Cumberbatch, John Cho, Simon Pegg, Karl Urban, Anton Yelchin…
Musique originale : Michael Giacchino
Sortie: 12 Juin 2013
Vu le 12 Juin 2012 à l’UGC Montparnasse

Synopsis:
Après le sauvetage d’une planète dépassant les procédures de la Starfleet, le capitaine Kirk est mis à pied. Pourtant, quand plusieurs attentats menés par un seul et unique homme mettent à mal l’académie, Kirk reprend immédiatement du service avec son équipage et une mission qui est loin de faire l’unanimité : retrouver et tuer le terroriste en territoire ennemi.
Critique :
Après avoir très soigneusement (et respectueusement) rebooter la série avec un premier épisode qui, l’espace d’une pirouette scénaristique, parvenait à justifier cette reprise en main sans annuler toutes la mythologie de la série, J.J. Abrams et son gang au complet sont de retour pour une nouvelle aventure. On n’attendait pas ce film comme le messie et c’est tant mieux parce que si le film tient très largement le coup en tant que divertissement d’aventure/grand spectacle, il a tout de même du mal à retrouver ce qui faisait le charme du premier épisode. Ainsi, on retrouve l’équipe qui, une fois formée, ne semble pas avoir beaucoup à apporter (les personnages secondaires sont définitivement effacé par les deux principaux et le méchant), le style visuel n’a pas énormément évolué (ou plutôt si, mais en négatif, J.J. Abramas abandonne ses hommages visuels au Sunshine de Danny Boyle, ce qui retire un peu du charme visuel du film, mais c’est un détail) et l’histoire n’a pas le souffle du premier épisode. Pourtant, comme dit plus tôt, le film est très agréable, drôle, dynamique et débordant de rebondissements. Ce qui chagrine un peu est qu’il n’a pas ce petit plus qu’ont en général les deuxièmes épisodes des grandes sagas (L’empire contre attaque, Spiderman 2, the Dark Knight, Batman Returns, Retour vers le future 2…) : ce nouveau Star Trek se contente de miser à nouveau sur les mêmes atouts et nous sert un film qui n’apporte au final pas grand chose de plus que le premier. Ce sentiment est d’autant plus fort que le film n’arrête pas de faire des références à l’épisode précédent ainsi qu’à de nombreux autres épisodes de Star Trek, au point d’essayer de s’approprier des scènes cultes en se contentant de les reproduire. Si c’est très fun, c’est aussi parfois un peu maladroit et surtout ça prive au spectateur du plaisir de se créer de nouvelles références.
Star Trek : Into The Darkness

Le scénario, servi par le trio habituel, est lui assez solide, même s’il est la source des problèmes cités plus haut : là où le premier épisode justifiait son existence en recréant de nouvelles bases, le second le fait en se raccrochant aux épisodes classiques. L’intrigue principal est très bien menée, avec une construction assez habile du méchant et la mise en place très régulière (trop) de sous intrigues donnant au film un dynamisme assez incroyable (les personnages passent leur temps à courir dans l’Enterprise). On regrette l’aspect parfois un peu farfelu du film avec quelques incohérences grossières qui ôtent au film toute forme de réalisme, mais l’ensemble fonctionne réellement, autant au niveau de l’histoire que des personnages. Le casting, quant à lui ne surprend pas beaucoup : chacun reprend gentiment son rôle, à défaut de le faire évolué, et les personnages secondaires sont parfois réduit au niveau de simple gimmick, en particulier Simon Pegg qui sert un peu trop ouvertement de Comic Relief (et c’est dommage quant on voit à quel point il peu offrir plus, comme dans Mission Impossible Ghost Protocol par exemple). La bonne surprise vient de Benedict Cumberbatch qui crève l’écran avec une interprétation parfaite de son grand méchant, à la fois charismatique, terrifiant et violent. L’acteur domine très largement le casting sans pour autant nous faire un méchant à la « The Joker », évitant les grimaces et les tiques qui, entre de mauvaises main, peuvent réellement plomber un film.

Star Trek : Into The Darkness

Un Star trek qui se contente donc de miser sur des valeurs sûres (mais avec un budget de 190 000 000$, peut-on leur en vouloir) en nous proposant un grand spectacle cinématographique qui calque sa structure sur le précédent (au point de nous resservir un Beastie Boys dans sont prémisse). Un bon film qu’on aurait aimé plus surprenant et « couillu ». Coup de chapeau cela dit à la très belle BO de Michael Giacchino, de retour au poste, qui enveloppe le film d’un BO chargé d’aventure et de sensations fortes, tout en s’amusant à insérer, ça et là, des références aux musiques classiques de la saga.
Un deuxième épisode qui ravi sans surprendre, mais qui laisse rêveur quant à la suite de la saga et confirme que J.J. Abrams a réussi à rendre Star Trek à nouveau cool.
Les plus:
Une superbe BO de Michael Giacchino
Un Benedict Cumberbatch qui crève l’écran
Un rythme qui ne laisse pas la place à l’ennui
Les moins:
Une casting de second rôle sous utilisés


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