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Billets d'humeurs cinéphagiques

Scott Pilgrim VS. the World : critique


Scott Pilgrim, le nouveau film d’Edgar Wright avec Micheal Cera, est de la dynamite sonore et visuel. Ça fait du bien là où ça explose!
Note:

Réalisation: Edgar Wright
Scenario: Michael Bacall, Edgar Wright
Casting: Micheal Cera, Mark Webber, Alison Pills, Ellen Wong, Kieran Culkin, Mary Elizabeth Winstead, Chris Evan, Brandon Routh, Jason Schwartzman…
Musique: Nigel Gidrich
Sortie: 1er décembre 2010

Synopsis:
Scott Pilgrim, jeune bassiste un peu paumé dans un groupe canadien de seconde zone, tombe éperduement amoureux de Ramona Flower, une americaine sur roller. Mais pour l’atteindre, il doit d’abord affronter et battre ses 7 « evil exes ».

Critique:
Scott Pilgrim est un film unique en son genre, une expérience cinématographique dont on ressort les cheveux en pétard et le coeur gonflé à bloc sans vraiment savoir pourquoi. Comédie romantique, film d’action, adaptation de comics, teen movie, comédie musicale…les genres se croisent et s’entrechoquent dans ce qui ressemble à une explosion d’idées. Car, oui, la première chose qui frappe et met KO dans ce film est à quel point il s’éparpille dans chaque plan dans des milliers d’idées, au risque de perdre le spectateur et le fil de l’histoire. Volontairement bordélique et naïf, ce film se permet d’adapter un comics comme si cela n’avait jamais été fait, en portant le plus simplement et fidèlement possible à l’écran ce que Bryan O’Malley avait couché sur le papier. Et l’affaire n’était pas simple, le comic Scott Pilgrim est déjà un sacré bordel sur le papier, en noir et blanc, alors imaginez un peu en musique et en couleur sur celluloïd!

C’est d’ailleurs là la plus grande qualité du film: rarement adaptation de comics n’avait été aussi rafraichissante. Les couleurs sont vives, la musique délicieusement pop avec de sévères penchants rock, la réalisation survoltée, le casting jeune et frais… Sans jamais être réellement un chef d’œuvre, la faute à un trop plein d’idée dans un trop peu de temps, cette comédie romantique en forme de jeux vidéo est résoluement originale. On doit cela en grande partie à Edgar Wright (Spaced, Shaun of the Dead, Hot Fuzz)qui livre ici une réalisation sans concession, qui prend le spectateur à contre pied et se permet de le perdre dans un découpage anticonventionnel. Le scenario est drôle et malin, piochant dans le matériau d’origine ce qu’il y avait de plus cinématographique tout en y insufflant le dynamisme et la fluidité qui étaient absents de certains passages. Et pourtant, le film a fait un fameux bide et donnera à Edgar Wright du fil à retordre pour monter son prochain film (probablement le dernier morceau de sa Blood and Ice Cream trilogy), mais il est fort à parier qu’il va vite devenir culte tant il fait office d’ovni dans le paysage cinématographique actuel.
Et comment parler de ce film sans aborder sa mise en musique, d’une monstrueuse importance et efficacité, où Nigel Godrich – sixième membre officieux de Radiohead – démontre sa maitrise de la pop et du rock garage tout en invitant Beck, Franck Black et Broken Social Scene sur scène? Comment ne pas être ébahit devant ce casting très jeune et plein de talent qui donne vie aux scènes les plus improbables du monde avec un naturel renversant, où Mucheal Cera démontre une fois de plus cette année qu’il est bel est bien l’un des acteurs les plus prometteurs de sa génération? Comment ne pas être époustouflé par le travail de montage et de post production qui ont su intégré de manière élégante et très naturelle des éléments qui d’ordinaire sont l’apanage du monde de la bande dessinée (on pense tout particulièrement à l’utilisation des onomatopées)?
Non ce film n’est pas un chef d’oeuvre ni le film de l’année, ce n’est même pas le meilleur film de ce réalisateur, et pourtant c’est de la loin le plus savoureux. Unique et naïf, fougueux et original, Scott Pilgrim s’aventure là où très peu ont osé allé sans jamais se perdre.

Les plus:
La prestation hillarante de Kiera Culkin
Le combat contre les jumeaux
La bande originale
Les moins:
La distribution ridicule en salle


posted by valmens in Les Critiques and have Comment (1)

One Response to “Scott Pilgrim VS. the World : critique”

  1. […] (le papa de la série Spaced et des pépites cinématographiques Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Scott Pilgrim Vs. the world) et Joe Cornish (qui nous avait ravi cette année avec son Attack The Block), et on ressent la […]

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