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Oblivion : la critique

Oblivion Une nouvelle épisode dans la Saga Tom Cruise : Oblivion est à la fois une réussite visuelle et une petit déception scénaristique.
Oblivion Note:2,5/4
Titre original: Oblivion
Réalisation: Joseph Kosinski
Scenario: Joseph Kosinski, Karl Gajdusek, Michael Arndt
Casting: Tom Cruise, Andrea Riseborough, Olga Kurylenko, Morgan Freeman, Melissa Leo, Zoe Bell…
Musique originale : Anthony Gonzalez, M.8.3, Joseph Trapanese
Sortie: 10 Avril 2013
Vu le 10 Avril 2013 à 19h05 à l’UGC Montparnasse

Synopsis : La terre est un immense désert inhabitable suite à un conflit nucléaire avec une espèce extraterrestre. Si les humains ont gagné cette guerre, ils ont dut sacrifier la planète et préparent un « déménagement » vers une autre. Pour préparer cette transition, les dernière ressources terriennes sont aspirées et des équipes sont chargée de veiller sur les équipement mis en place à cet effet. Jack et Victoria s’occupent ainsi seuls d’une partie des collecteurs de ressources.

Critique:
Se voulant un hommage sincère aux grands classiques de la SF, Oblivion est à la fois une réussite et un échec. Visuellement stupéfiant, nous délivrant des images d’une beauté et d’un réalisme incroyable accompagnée d’une réalisation la plupart du temps travaillée et élégante, Oblivion n’a malheureusement pas beaucoup à apporter au genre si ce n’est justement ces images. On a constamment l’impression que le réalisateur (qui s’était un peu brûlé les ailes avec son Tron Legacy) veut nous prouver qu’il est un auteur légitime de SF, en découles une pluie de références visuelles et scénaristiques aux grands classiques du genre (Alien, La planète des singes, Matrix, Pitch Black, 2001 l’odyssée de l’espace, Predeators…) et de symboliques visuelles beaucoup trop évidentes pour être honnête. Si on apprécie le rythme lent et élégant du film, ses décors superbes et son univers, on regrette d’avoir l’impression de visionner un patchwork de ce qui a (mieux) été fait de jusque là dans le genre. C’est d’autant plus frustrant que le film a de très grande qualités qui en font un excellent divertissement intelligent, du moins jusqu’au dernier tiers du film beaucoup plus brouillon et confus que le reste qui ressemble presque à une conclusion imposée par les studios.
Oblivion

Côté scénario, le film suit en grande partie le scénario de Moon de Ducan Jones et de Cube de Vincenzo Natali, ne laissant aucune surprise à quiconque a vu ces films. Le scénario n’est pas raté, il s’interdit juste d’innover et refuse de nous offrir une réelle réflexion sur l’humanité via une métaphore, se contentant d’être une histoire divertissante. Cohérent presque jusqu’au bout (la dernière scène du film est cela dit à la fois absurde et profondément stupide, pour ne pas dire contradictoire avec le reste), le scénario ne surprend pourtant jamais. Côté casting, Tom Cruise est égal à lui même, aussi efficace qu’inexpressif, il mène le film sans pour autant parvenir à nous faire oublier qu’il est Tom Cruise. A ces côté, la vraie découverte du film est Andrea Riseborough qui nous offre une prestation extrêmement subtile et prenante, faisant de son personnage le pivot émotionnel du film. Une très belle prestation qui vient sauver le film, en contraste de celle d’Olga Kurylenko qui ne parvient pas à donner corps à son personnage. Le reste du casting n’a pas réellement d’importance (et aurait presque dut être absent du film) et si on apprécie les apparitions de Morgan Freeman et de Zoe Bell, ils ne font ici que le minimum syndical.

Oblivion

Oblivion est donc un film qui se fait passer pour de la SF classique mais qui n’est qu’un Block Buster élégant et référencé. Le film mise trop sur l’image et ne parvient pas à construire quelque chose de mémorable, d’unique. Reste des visuels incroyables, une BO détonante (même si elle rappelle beaucoup celle que Daft Punk avait livrée pour Tron), quelques scènes très intéressantes et la découverte de Andrea Riseborough qu’on espère revoir très vite (notamment dans le prochain Alejandro González Iñárritu).
Oblivion est un très bel objet cinématographique qui repose trop sur les classiques du genre, oubliant d’apporter quelque chose de nouveau, un hommage sincère mais anecdotique.
Les plus:
Des visuels sublimes
La prestation de Andrea Riseborough
De très belles références
Les moins:
Un scénario qui n’arrive pas apporter quelque chose de nouveau
Un conclusion ridicule


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