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Mission : Impossible – Ghost Protocol : la critique

Mission Impossibleb Ghost Protocol Brid Bird réhabilite l’équipe et le concept de base pour, en plus de nous livrer le meilleur épisode de la série, nous livrer le plus beau block buster d’action de l’année.
Mission Impossibleb Ghost Protocol Note:3/4

Titre original: Mission : Impossible – Ghost Protocol
Réalisation: Brad Bird
Scenario: Josh Appelbaum, André Nemec
Casting: Tom Cruise, Simon Pegg, Jeremy Renner, Paula Patton…
Musique: Michael Giacchino
Sortie: 14 Décembre 2011

Vu le mercredi 14 décembre 2011 à l’UGC Ciné Cité les Halles

Synopsis:
Suite à un attentat sur le Kremlin attribué faussement aux états unis, l’IMF est fermé et l’agent et Ethan Hunt accompagné d’une nouvelle équipe de 3 personnes est chargé de démasquer les responsables de cet attentat et de mettre fin à leurs projets d’apocalypse nucléaire, sans aucune autre aide ni le soutient de l’état. Petite semaine en somme.
Critique:
Si la franchise avait été sortie de ses abîmes avec le précédent opus signé J.J. Abrams (de nouveau à la production sur cet épisode) qui, à défaut de revenir sur des bases complètement saines, réhabilitait le héros et remettait la série sur des railles plus stables, ce nouvel épisode franchit le pas suivant et remet complètement d’aplomb la série, en nous proposant non seulement un thriller d’espionnage tendu, prenant, tonique et divertissant comme on en croise rarement mais aussi et surtout de retrouver ce qui faisait le charme et la force de la série : le travaille en équipe pour sauver le monde. Oui, Ghost Protocol n’est pas la première suite non numéroté de Mission Impossible pour rien : c’est le premier épisode d’une toute nouvelle saga qui reprend enfin la trame de la série d’origine en y ajoutant tout ce que le cinéma d’action d’hier et d’aujourd’hui a de bon (cascades à la pelle, humour, gadgets en pagaille, rebondissements estomaquant, décalage et panache de rigueur). Marquant la première réalisation de Brad Bird avec des acteurs de chaire et de sang (IRL quoi), le papa de The Indestructibles et du Géant de Fer réussit brillament sa conversion offrant à la saga son sens du rythme et sa capacité à laisser à chaque personnage sa place à l’écran, dérobant au passage à Tom Cruise son monopole pour le répartir beaucoup plus sainement dans cette nouvelle équipe, sur laquelle nous reviendrons. Il est intéressant de constater que le réalisateur a également réussi à apporter à la série son décalage et son sens de l’humour, abandonnant à bon escient le sérieux ridicule des deux premiers épisodes. Commençant par un pré-générique permettant de redéfinir chaque personnage en un minimum de dialogue (à la manière d’un James Bond) et un générique ramenant intelligemment la saga à ses origines télévisuelles, le film s’affirme comme un divertissement pur et dur, détaché de toutes autres prétentions.

Mission Impossibleb Ghost Protocol

Point de vue scénario, si rien n’est révolutionnaire ici, on est pas déçu pour autant, celui-ci alternant avec aisance des scènes d’action tonitruantes avec des scènes d’infiltration tendues le tout entrecoupées d’intermèdes tour à tour drôles et sérieux au sain de l’équipe. L’équipe justement, c’est le cœur de ce film, à la différence des 3 derniers épisodes. Cette équipe est menée par Tom Cruise qui trouve ici une parfaite excuse pour courir de partout (on sait qu’il aime ça) et nous déballer son attirail de héros casse coup/chef d’équipe charismatique qui lui va étonnement bien. Qu’on aime ou pas l’acteur, il faut lui reconnaître une incroyable implication dans ce film et une capacité à éviter à faire du James Bond : là où le héros British semble tout faire avec une frustrante facilité, Ethan Hunt le fait dans la douleur et la prise de risque, conférant au film et aux scènes d’action d’une certaine forme d’accessibilité, pour ne pas dire d’empathie. Pour le reste de l’équipe, on apprécie les deux nouvelles recrues : Paula Patton nous la joue à la Michelle Rodriguez féminine et sexy tandis que Jeremy Renner parvient avec une certaine subtilité à faire évoluer son personnage durant le film tout en s’imposant comme un potentiel remplacement de Tom pour les épisodes à venir (du moins c’est ce qu’on entend dire ça et là), mais surtout on s’extasie devant la nouvelle importance donnée à Simon Pegg qui, après un second rôle très remarqué dans l’épisode 3, se charge ici d’apporter la légèreté tant nécessaire à ce film, sans pour autant être exclu de l’intrique ou des scènes d’actions, au point d’être un des pivots du films. Chacune de ses apparitions fait mouche et il apporte cet équilibre si particulier au film, entre thriller d’espionnage tendu et divertissement grand public. S’il se laisse parfois aller à cabotiner, la fin du film laisse entendre un avenir radieux pour son personnage, et c’est tant mieux.

Mission Impossibleb Ghost Protocol

Le reste du film est à l’avenant, à tous les niveaux de la production, de la photographie impeccable aux effets spéciaux très soignés en passant par la partition inventive et énergique de Michael Giacchino qui apporte au film une certaine forme de sensibilité en collant à l’action et aux personnages. Le compositeur fait désormais parti des grands et a tout pour remplacer au pied levé John Williams. Ce Mission Impossible est donc plus le premier épisode d’une nouvelle saga qu’une suite, sans pour autant trahir le travail qui a été réalisé précédemment et permet à Brad Bird de prouver que sons sens du rythme et du détail ainsi que sa capacité à créer et développer des personnages consistant à la fin sur-humain et humain sont totalement adaptés au cinéma de chaire et de sang.
Mission : Impossible – Ghost Protocol, en plus d’être le meilleur épisode de la série et le plus fidèle au concept d’origine abandonnant les ficelles trop utilisées pour en révéler de nouvelles, est le Block Buster d’action le plus entrainant de l’année. Sans révolutionner le genre, cet épisode donne envie d’en voir d’autre, ce qui est rare en ses temps d’Over Dose de suite.
Les plus:
Une équipe complémentaire et efficace, en particulier Simon Pegg en Comic Relief
Brad Bird magistral dans sa réalisation et son sens du rythme
Le soin global apporté à la production (réalisation, photographie, musique…)
Les moins:
Un scénario efficace mais somme toute assez classique


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