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MIB 3 : la critique

Men In Black 3 Cette suite tardive de Men In Black, loin d’être désagréable, continue à définir la saga comme un divertissement anecdotique plus qu’autre chose. Un film aussitôt vu aussitôt oublié, c’est dommage.
Men In Black 3 Note:2/4

Titre original: Men In Black 3
Réalisation: Barry Sonnenfeld
Scenario: Etan Cohen
Casting: Will Smith, Josh Brolin, Tommy Lee Jones, Jemaine Clement, Emmma Thompson, Alice Eve, Bill Hader, Michael Stuhlbarg, Will Arnett…
Musique: Danny Elfman
Sortie: 30 Mai 2012
Vu le 4 Juin 2012 à 20h00 à l’UGC Danton

Synopsis: L’agent J travaille depuis maintenant 14 ans pour les MIB avec K pour partenaire, sans pour autant savoir quoi que ce soit du passé de celui-ci. Un matin, l’agent K disparaît des mémoires collectives de tous sauf de J, qui s’aperçoit que quelqu’un l’a effacé dans le passé. A lui de remonter le temps et de corriger cela, sans quoi l’avenir de la planète est en péril.
Critique:
Ce troisième épisode très tardif de la saga commencée en 1997 (et poursuivie une première fois en 2002) surprend par son manque total d’ambition. Le film, en tant que tel, est un divertissement familiale fantastique honnête et bancal qui comble les nombreuses faiblesses de son scénario par un humour constant, un bestiaire riche, un casting de qualité et un rythme sans faille. Mais en tant que suite, ce film ressemble à une tentative désespérée de retrouver ce qui avait fait le charme et le succès du premier épisode, en vain. Car oui, le gros problème de cette saga (comme Matrix d’ailleurs) c’est son incapacité à retrouver dans ses suites les éléments qui avaient fait du premier un classique instantané. Men In Black aurait du devenir une saga culte intemporelle dans la science fiction, au même titre que Retour vers le futur (sur les plates bandes duquel elle vient se vautrer pour ce troisième épisode). Ce nouvel opus, comme le précédent, échoue lamentablement dans cette mission et se contentant de nous divertir là où on demandait à être émerveillé. Barry Sonnenfeld est de nouveau à la tête du bateau et nous propose une réalisation tout à fait honnête quoi qu’inégale, avec son rythme imposant, sa fluidité et sa photographie impeccable, comme à son habitude. On apprécie aussi (ou pas, selon les goût) le goût pour le burlesque et le gag visuel du réalisateur, qui parvient toujours à nous rappeler que tout cela ne se prend pas au sérieux.
Men In Black 3

C’est au niveau du scénario que ça coince vraiment. Écrit en cours de production, ce scénario, s’il n’est pas affreux dans son développement des personnages, dans ses gags et même dans ses apports à la sagas en général, mais il n’est absolument pas cohérent, et c’est une première pour Men In Black. Ce qu’on apprécié dans les deux précédents épisodes, c’étaient leur capacité à plonger le spectateur dans une certaine forme de réflexion, de leur rappeler que nous n’étions rien aux yeux de l’univers et de jouer ses les différentes conceptions du temps et de l’espace pour nous piéger. Ici, le film s’attaque au voyage dans le temps, exercice au combien périlleux, et se plante royalement. En plus de mélanger toutes les conceptions de ce genre d’exercice plutôt que d’en choisir une (vas-y que je passe de retour vers le futur à l’armée des 12 singes au professeur Manhattan de Watchmen…) si bien que très vite, les ressorts scénaristiques tombent tous à l’eau et on finit par subir cette intrigue qui nous mène vers une conclusion aussi mièvre qu’incohérente. Relever toutes les erreurs est presque impossible (mais par exemple, comment J est devenu un MIB si K est mort avant de l’avoir rencontré, comment un carnet de compte tenu dans le présent pourrait comprendre des notes d’un présent parallèle inexistant puisqu’effacé, pourquoi K et O ont une histoire d’amour bidon alors que le premier épisode nous signalait que K avait un amour impérissable pour une femme qu’il a du abandonner pour aller aux MIB, pourquoi les actions de J dans le passé n’ont aucun impacte dans le futur, …), mais on comprend très vite que là n’est pas l’intérêt du film et c’est dommage. Ce film n’est rien d’autre qu’une sympathique collection de scène d’actions, d’humour et d’étrange plutôt mal ficelé.

Men In Black 3

Niveau Casting, rien à redire. Will Smith, s’il s’autocaricature à souhait, est toujours aussi efficace, Josh Brolin fait un travail très intéressant de reprise du rôle de Tommy Lee Jones (quasi absent) tout en le faisait subtilement évoluer, Jemaine Clement est un sympathique méchant qui n’a pas vraiment eu assez d’espace pour développer la pathétique stupidité de son personnage (on apprécie quand même les confrontations qu’il a avec lui même dans le passé et le « I’m better than me » final) et quelques seconds rôles sont vraiment drôles, en particulier Bill Hader en Andy Wharol/Agent infiltré dans la meilleure scène du film (le film aurait intégralement du ressembler à cette scène).
En bref, tout n’est pas à jeter dans ce film, mais on attendait vraiment beaucoup plus, ne serait-ce qu’en terme de rigueur scénaristique, de la part d’une license de cette importance, laissée si longtemps à l’abandon.
Les plus:
L’esthétique global du film (des décors aux créatures)
Une bonne moitié de l’humour
La BO efficace de Danny Elfman
Les moins:
L’autre moitié de l’humour
L’incohérence irritante du scénario
L’aspect profondément anecdotique de l’ensemble


posted by valmens in Les Critiques and have Comment (1)

One Response to “MIB 3 : la critique”

  1. patato dit :

    ça m’étonne qu a moitié … vu la ba

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