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Les stagiaires : la critique

Les Stagiaires Ce qui aurait dû être une parodie décalée et acide de Social Network est au final une campagne de pub fadasse pour Google. C’est bien triste.
Les Stagiaires Note:1.5/4
Titre original: The Internship
Réalisation: Shawn Levy
Scenario: Vince Vaunghn, Jared Stern
Casting: Vince Vaughn, Owen Wilson, Max Minghella, Rose Byrn, Aasif Mandvi, Josh Brener, Dylan O’Brien, Tiya Sircar, Tobit Raphael…
Musique originale : Christophe Beck
Sortie: 26 Juin 2013
Vu le 30 Juin 2013 à l’UGC Orient Express

Synopsis:
Billy et Nick sont deux commerciaux terrain vieille école pour une société de montres. La quarantaine bien tassée, ils sont perdus quand leur société fait faillite. C’est alors que Billy a l’idée folle de postuler pour un stage chez Google. Ils se retrouvent alors dans un groupe de petits génies qui semblent parler un autre langage qu’eux.
Critique :
Voilà un film bien singulier au sens où il s’annonce, de son affiche jusqu’à son générique de fin en forme de catalogue de produits comme rien d’autre une campagne de publicité pour Google, l’ensemble du film n’ayant aucun autre but que de montrer au spectateur à quel point la firme américaine est à la fois à un réservoir de talents et un paradis sur terre. Partant de là, difficile de voir cette comédie s’installant comme une pseudo suite caché de Wedding Crashers comme autre chose qu’une pub de 90 minutes, d’autant plus que tous les autres aspects du film (écriture, réalisation, histoire, personnages, musique…) sont si creux et dénué d’intérêt qu’on ne peut y voir que ça : un film brandé. On peut même aller plus loin et remarquer à quel point Google ne veut pas se faire prendre la vedette : les deux acteurs principaux sont sympathiques mais has been, il faut le reconnaître, ils ont atteint ce niveau de notoriété où on continue à aller voir leurs film par habitude plus que par envie, le réalisateur a une carrière inconsistante où les projets s’enchainent à un rythme affolant (14 films en 10 ans), les personnages secondaires ne sont absolument pas développés et sont tenus par des acteurs souvent inconnus… bref, Google s’est entouré de la médiocrité pour mieux régner dans ce film. C’est triste et malin parce que a seule impression durable suite au visionnage de ce film est le logo de la firme qui semble gravé dans nos rétines.
Les Stagiaires

Mais parlons du film en lui même. Comme dit précédemment, la réalisation de Shawn Levy ne brille pas par sa virtuosité. Sans originalité ni personnalité, le film ressemble plus à une production télé (voir même à un épisode long d’une série) qu’à quelque chose conçu pour le grand écran. C’est fade, parfois même maladroit, mais suffisamment neutre pour être passe partout. Le scénario est du même acabit : l’histoire est classique et prévisible, les personnage sans aucune personnalité, les rebondissements attendus, les gags sont rares et au mieux sympathiques, les ton gentillet… là encore, une certaine forme de neutralité émane de tout cela, comme si toute forme de personnalité, d’audace ou même de décalage pourrait nuire à l’objectif premier du film. Seule une scène est « en décalage » par rapport au film, comme par hasard, c’est l’une des rares scènes à se passer à l’extérieur des locaux de Google et, malheureusement, c’est là que le film touche le fond, en nous présentant une sortie dans un strip club comme une révélation (même une leçon de vie) pour la horde de petits génies que nos deux héros ont rencontré sur le campus de Google. C’est dommage parce que cette fenêtre de liberté aurait put être l’apothéose du film, elle aurait pu lui donner ce petit quelque chose qui fait passer un film médiocre pour quelque chose d’agréable, mais non, tout tombe à plt, c’est au mieux stupide, au pire dérangeant.

Les Stagiaires

Côté casting, les deux acteurs principaux se sont contenté de reprendre leurs personnages de Wedding Crashers, sans même les établir, les seconds rôles sont assez inexistants (Rose Byrn se contente de faire la potiche, mais la potiche de génie, John Goodman était juste là pour la bande annonce et la horde de jeunes acteurs visiblement recrutés parmi les figurant de Disney Channel n’a même pas la possibilité de nous offrir quoi que ce soit tant leurs personnages sont réduits à des stéréotypes écuèlés et non développés). A la limite, seul Max Minghella s’en sort en bad guy détestable tant son personnages et son jeu sont caricaturaux.
Les Stagiaires est un film à la gloire de Google, le problème est que tous les autres aspects du films sont tellement effacé que le résultat ressemble plus à un film d’entreprise de luxe à usage interne qu’à quelque chose à montrer au grand public.
Les plus:
Un ton léger et plutôt agréable
Les moins:
Des personnages sous écrit
Une absence total de critique ou d’auto dérision
des gags trop peux nombreux


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