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Gangster Squad : La Critique

Gangster Squad Le réalisateur de Zombieland tente de revisiter le film de gangsters sans rien inventer ni ajouter. Un film f&de mais divertissant, et c’est déjà pas mal.
Gangster Squad Note:2/4
Titre original: Granstser Squad
Réalisation: Ruben Fleischer
Scenario: Will Beall
Casting: Josh Brolin, Ryan Gosling, Emma Stone, Sean Penn, Emma Stone, Nick Nolte, Giovanni Risibi, Michael Peña…
Musique originale : Steve Jablonsky
Sortie: 6 janvier 2013
Vu le 13 février 2013 à 19h35 à l’UGC Montparnasse

Synopsis: A l’aube des années 50, le Los Angeles d’après guerre est tenu par une mafia puissante et ambitieuse et qui tient dans ses mains tous le système juridique, la rendant virtuellement intouchable. A la tête de cette mafia, l’ancien boxer Mickey Cohen règne d’une main de fer. La police corrompue laisse faire, mais un groupe d’idéalistes met de côté leur badge et sabote les affaires de cette mafia pour la tuer avant qu’elle n’aie les pleins pouvoirs.
Critique:
Après le film de zombie et la comédie d’action, Ruben Fleischer s’attaque ici au film de gangsters. Si son manque de finesse était bienvenu dans ses précédents essais, il est ici on ne peut plus maladroit et déplacé. Gangster Squad est un film de Gangsters qui se contente de ressembler à ce que la mémoire populaire retient de ce genre, aucune actualisation, aucun ajout ne vient justifier ce nouvel opus qui sonne plus comme une piqure de rappelle que comme un nouveau film. Le film enchaîne donc les clichés et les stéréotypes sans aucune honte, faisant de ses personnages principaux des images d’Épinal sans aucune profondeur et rendant l’histoire très –très très très – prévisible. Mais Ruben Fleischer pouvait-il faire autrement? Probablement à en jugée une très belle et décalée scène d’évasion qui intervient au bout de 30 minutes de film et laisse présager à tort une suite du même acabit. Cette scène est l’unique moment du film où un rythme original et un ton se dégagent, soulignant que la réalisateur n’est pas un simple exécutant et qu’il est capable d’insuffler autre chose que les désirs des studios dans ses films. Mais pourquoi s’arrêter là ? Le reste du film (avant et après) est un simple hommage masturbatoire à cinéma qui a faire les grands jours de l’industrie hollywoodienne, un cinéma trop sérieux et premier degré pour avoir sa place dans le paysage actuel. La questions qui reste en suspend est donc de savoir si Ruben Fleischer a eu le droit de faire le film qu’il voulait et a accidentellement fait une bonne scène dedans ou si, au contraire, il a été muselé par les studios et a eu l’opportunité, durant une scène, de montrer le film qu’il aurait pu faire. Personnellement, j’ai la naïveté d’opter pour la seconde solution.
Gangster Squad

Pour être tout à fait honnête, le film est propre de bout en bout : on apprécie la réalisation classieuse et maîtrisée qui se permet quelques effusion gore ça et là et le rythme soutenu du film qui, malgré l’aspect déjà vu et prévisible du scénario, nous tient en haleine jusqu’à la fin. L’un des seuls vrais problèmes du film est son scénario, classique et insipide, qui se contente de raconter l’histoire dont tout le monde se souvient plutôt que d’en inventer une nouvelle. Pas de surprise (que ce soit dans les personnages, les situations ou l’histoire) mais pas de fausses notes non plus. Le scénario n’est pas original mais pas bancal non plus, même s’il se permet de nombreuse facilités (comme la facilité pour les gentils comme pour les méchants de se trouver) et un manichéisme on ne peut plus caricatural. Côté casting, il y a du bon et du mauvais. Josh Brolin n’est pas l’acteur le plus fin de sa génération mais ce rôle et ce film lui vont comme des gants. Il est brutal, direct et dénué de finesse, comme son personnage. A ses côté, Ryan Gosling n’est vraiment pas à sa place : l’acteur fait des choses étranges avec sa voix (vraiment) qui décrédibilisent son personnage, même si le reste de son jeu est impeccable. Côté seconds rôles, on apprécie tout particulièrement les interventions d’Emma Stone et de Giovanni Risibi, mais on a du mal à digérer celle de Sean Penn qui en fait des tonnes dans un rôle qui lui est tombé dessus comme par accident. L’acteur a beaucoup de talent mais n’est pas du tout bon dans les rôles de méchants (revoyez Outrage de Brian de Palma pour vous en convaincre). Rien de ce qu’il fait ne fonctionne à tel point qu’on voudrait voir un Mickey Rourcke à sa place (et ça, c’est pas normal !).

Gangster Squad

Gangster Squad n’a donc pas grand chose à offrir, mais il n’en a pas l’ambition : film de divertissement pur et dur, ce nouveau Ruben Fleischer se contente de nous livrer des scènes d’actions efficaces, des répliques faciles et une intrigue classique et pas crédible pour nous divertir et ça fonctionne. On regrette que le réalisateur de Zombieland se contente de ça, lui qui avait démontré tant de talent sur ce premier film, mais il n’a pas voulu faire un LA Confidentiel parce qu’il savait qu’il n’en avait tout simplement pas les moyens. Et de ce point de vue là le film fonctionne, on est même très content que le film ne tente pas de révolutionner le genre.
Gangster Squad est un divertissement en boite aussitôt vu aussitôt oublié, mais qui fonctionne et c’est déjà beaucoup.
Les plus:
Le rythme soutenu du film.
Les quelques touches d’humour et les effets gores
Les moins:
Sean Penn qui se plante
Les nombreux raccourcis du scénario


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