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Billets d'humeurs cinéphagiques

Mon Worst 10 des pires films de 2000 à 2009

Worst 10 des films de 2000 à 2009 Parce que ça commence à être ennuyeux de ne dire que du bien de tous les films, voici mon worst 10 des films qui m’ont le plus enervé de 2000 à 2009

Cette investigation qui, durant les semaines passées, m’a amené à faire les tops 10 rétrospectifs de 2000 à 2009 m’a également amené à me remémorer quantité de films que mon subconscient avait enfoui dans mon inconscient quelque parts entre la raison de ma phobie des parapluie et le souvenir des chansons de Jordie, des films qui m’avaient déçu, énervé ou ennuyé au plus haut point. Je me permets donc aujourd’hui de vous présenter cet humble worst 10, qui ne regroupe pas nécessairement les pires films de ces 10 ans de cinéma (je n’ai pas cette prétention, d’autant plus je considère tous les films ci-dessous comme des films qui auraient pu être très bons), ni même ceux que j’ai personnellement le moins aimé, mais ceux que tout le monde semble aimé mais que je n’arrive qu’à détester. Voici donc mon Worst 10 des films dont je ne comprend ni la popularité ni la reconnaissance critique.

10 . Boulevard de la mort – un film Grindhouse de Quentin Tarantino

Worst 10 des films de 2000 à 2009

Pourquoi ? : Parce que qui aime bien châtie bien. Tarantino est un grand maître du cinéma, cela ne fait de doute pour personne, et je le classe moi même dans cette classe rare de réalisateurs exceptionnels qui transforment tout ce qu’ils touchent en or. Oui mais non, pas cette fois. Avec ce très confus segment de GrindHouse (celui réalisé par Robert Rodriguez était infiniment plus efficace) démontre ici que Tarantino, lui aussi, est humain, et peut se tromper, mais alors quand il le fait, il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Ici rien n’est réussi, tout tombe à plat : les dialogues sont d’un inintérêt total, l’histoire est confuses, les personnages sont creux, la conclusion est décevante… bref, en voulant faire un hommages à la série B, Tarantino s’est contenté de faire un film raté. S’il existe une théorie qui permettrait de « sauver l’ensemble » (celle selon laquelle la première moitié du film est « un hommage au cinéma de Tarantino à la manière d’un auteur de série B » et la seconde « un hommage aux séries B à la manière de Tarantino« ) on reste quand même sévèrement sur notre faim. Seuls éléments positifs venant sauver cette production étrangement adulée par la presse (ils avaient probablement peur de critiquer un futur film culte) : le redécouverte de Kurt Russel et la révélation de Mary Elizabeth Winstead.

En un mot : Vulgaire

9 . Chouchou de Merzak Allouache

Worst 10 des films de 2000 à 2009

Pourquoi ? : Parce que le succès critique et la verve populaire qui a emporté ce film sont totalement disproportionnés par rapport à l’aspect globalement grossier et outrancièrement premier degrés du film. Portée par la popularité de Gad, ce film a été adulé en son temps comme un grand succès populaire, pourtant, tout est médiocre dans cette production bâclée où les gags tombent tous à plats, les dialogues sont affreusement écrit, la réalisation est absente et les acteurs sont laissés en roue libre. J’avoue ne jamais avoir compris où résidait la substance comique de cette comédie où l’essentiel des gags se concentrent sur le français approximatif du personnage principal quand ils ne sombrent pas dans le burlesque grossier de bas étage. Le plus navrant dans l’affaire est de voir des acteurs de qualité se compromettre dans une telle production au nom de l’amitié qu’ils portent à Gad. Une de ces comédies dont on attend la fin avec impatience pour enfin pouvoir s’extirper de la salle et essayer d’oublier ce que l’on vient de voir.

En un mot : Lourd

8 . Paris de Cédric Klapisch

Worst 10 des films de 2000 à 2009

Pourquoi ? : Parce que le réalisateur se prend les pied dans le tapis en essayant de nous brosser un portrait croisée de la vie parisienne qui se noie dans la confusion du scénario et l’artificialité des situations. Beaucoup ont vu dans ce film un hommage vibrant à l’humanité qui réside encore dans la froideur urbaine des grandes villes, personnellement je n’y ai vu qu’un entassement étrange et incohérent tranches de vies dont on a pas grand chose à faire, servi avec des larmes faciles et des émotions à emporter. Après les réussites consécutives de l’Auberge Espagnole et les Poupées Russes, le réalisateur croyait probablement pouvoir se permettre de se lancer dans n’importe quelle œuvre chorale avec le même talent, mais ici ça ne prend pas, les différentes parties du film sont inégales et ne communiquent entre elles que de manière très artificielles pour ne finalement mener à rien. Les acteurs semblent tous vouloir montrer qu’ils sont tous des grands et qu’il s’agit là d’un film important et complexe mais on n’y croit pas et le seul sentiment qui m’a envahi durant cette séance est l’ennui (et peut-être aussi l’indifférence, mais est-ce un sentiment?).

En un mot : Bordélique

7 . Gerry de Gus Van Sant

Worst 10 des films de 2000 à 2009

Pourquoi ? : Parce Gus Van Sant s’est vraiment bien foutu de notre gueule avec ce film, du moins je l’espère. J’avoue ne pas avoir compris la subtilité de ce film qui nous montre la errance de deux amis (Casey Affleck et Matt Damon) dans le désert à la recherche d’une Rave Party, mais très vite ils se perdent, et c’est tout. Ce film n’offre rien de plus, mis à part une très jolie photographie et de beaux décors, il est quasiment dépourvu de dialogues, n’offre rien de plus que deux types qui marchent dans le désert. Je n’ai pas trouvé l’intérêt de ce film ou la réflexion qui se trouvait derrière cela et je soupçonne même ce film de ne pas en avoir et d’être une sorte de critique indirecte de l’intellectualisation du cinéma qui parviendrait à donner un sens à ce film qui n’en a pas. Une sorte de farce énorme qui s’en prendrait directement à ceux qui apprécie ce genre de cinéma. Pire, le film se conclue de la manière la plus ridicule du monde, faisant ressembler l’ensemble de cette production à une blague de mauvais goût.

En un mot : Creux

6 . Sweeney Todd, le diabolique barbier de Fleet Street de Tim Burton

Worst 10 des films de 2000 à 2009

Pourquoi ? : Parce que j’avais l’impression de regarder une honteuse sex tape entre le studio Disney et Tim Burton durant le visionnage de ce film. Beaucoup ont trouvé que ce film était une réussite autant en tant que film de Burton que Comédie Musicale, j’ai personnellement trouvé que le film échouait dans les deux catégories. Il est douloureux en effet de voir le réalisateur se caricaturer dans ces décors de synthèses et ces effets gores gratuits et dénués de poésie. Le film est longuet, l’aspect musical est poussif et peu agréable, le casting est mal trouvé (Johnny Depp n’a absolument pas la carrure suffisante tandis que Sasha baron Cohen s’est visiblement trompé de film), le scenario est facile et faussement provoc… bref, c’est un plat globalement indigeste qui souligne la décadence d’un réalisateur qui n’a plus rien à dire et qui a oublié ce qui faisait la particularité de son univers. Ajoutez à cela l’absence de Danny Elfman à la BO (qui depuis quelques temps devient le seul intéret d’un Burton), une narration confuse et des chansons oubliables et vous obtenez ce qui est, à mon goût, le pire Tim Burton (mais il a su nous prouver le contraire avec son Alice au Pays des merveilles…).

En un mot : Grossier

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