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Billets d'humeurs cinéphagiques

Mon top 10 cinéma 2010

Avec la neige et la dinde viennent les top 10 de tout et de rien en fin d’année. Découvrez ici le top 10 de mes films préférés de l’année 2010

Il est toujours intéressant en fin d’année de se pencher sur ce qui a peuplé nos vies durant ces 365 derniers, 366 les années bissextiles, faire un bilan. Mon année 2010 cinéma n’a pas été des plus riches, je dois l’avouer, seuls une cinquantaine de films ont atteint ma rétine, c’est dire à quel point faire un top 10 est malhonnête de ma part. Mais n’oublions pas deux choses: ces 50 films ont étés méticuleusement sélectionnés (on ne me traîne pas dans une salle de cinéma comme ça, JE traîne les gens au cinéma), mais aussi et surtout, je n’ai jamais eu l’ambition d’être honnête. Quoi qu’il en soit, si cette année n’a pas connu de chefs d’oeuvres évidents et immédiats comme ce fut le cas par exemple en 2007 (There Will Be Blood, No Country for Old Man, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford), mais 2010 fût riche en films originaux et osés, qui ne se contentait pas de faire de l’esbroufe en 3D. Voici donc mon top 10 de l’année 2010 des films qui m’ont le plus touchés.

10 . Toy Story 3 de Lee Unkrich

Pixar nous fait le coup tous les ans, en nous livrant un film d’animation touchant et intelligent. cette année on craignait le pire avec la troisième suite de leur saga fondatrice dont le bande annonce sentait plus le Disney que le Pixar. Mais dés les premières images on est rassuré, on retombe dans cet univers où l’innocence côtoie la cruauté de la réalité. Réflexion sur le changement, le passage à l’age adulte, le communautarisme et la fidélité, ce troisième volet est probablement le plus marquant de la série, intelligent, drôle et surprenant.
Si on craignait que cette vague de suite (celle de Cars vient en 2011) signifiait la fin de l’ère de grâce du studio, ce Toy Story 3 rassure. Original et intelligent de bout en bout, ce film est bel et bien un tronçon supplémentaire, logique et maintenant indispensable à cette saga.
En 1 mot: Elégant

9. Le bruit des Glaçons de Bertrand Blier

Réunir Dupontel et Dujardin sous la direction de Blier ne pouvait qu’attirer la curiosité des cinéphiles français. Le sujet était lui aussi des plus alléchant: un auteur alcoolique reçoit la visite de son cancer sous la forme de Dupontel. On s’attendait à un film grinçant et glacial, Blier nous offre une œuvre humaine et sensible, avec même de très beaux personnages féminins, Anne Alvaro en tête. Réflexion sur la vie et ses valeurs, sur l’amitié et l’amour, et bien sûr sur la mort, ce film ressemble presque à un nouveau segment du Sens de la Vie des Monty Python. On y entre sur ses garde, prêt à encaisser les crochets sarcastiques, on en ressort troublé et tremblant. Si on peut reprocher une réalisation souvent maladroite et l’aspect trop théâtrale de l’œuvre, on ne peut qu’être sidéré par la direction d’acteur et l’écriture.
En 1 Mot: Humain

8. Be Bad! de Miguel Arteta

Sorti dans l’anonymat le plus total en France, affublé de l’un des pire titre imaginable (le titre original est Youth in Revolt) et d’une campagne de pub american-piesque des plus ridicules, voilà un film que la distribution française a littéralement sacrifié. Et c’est bien dommage car ce film, à la croisée de Napoléon Dynamite et de Ghost World, offre une belle réflexion sur l’adolescence, en distillant un humour plein de non sens tout à fait savoureux. Complètement décalé dans son écriture et sa réalisation, ce film offre un superbe terrain de jeu à ses acteurs, chacun d’entre eux ayant un quart d’heure de gloire. On retient surtout Micheal Cera qui utilise ce film pour dévoiler une plus vaste étendue de ses talents d’acteurs, et Justin Long qui, comme dans Zach and Miri make a Porno, séclate dans un joyeux contre emploi.
En 1 mot: Décalé

7. Scott Pilgrim VS. the World de Edgar Wright

Cette comédie romantique rock en forme de jeux vidéo vient bousculer le spectateur dans ses habitudes cinématographiques et ça fait un bien fou. Edgar Wright réinvente les règle de l’adaptation de comics et nous offre un film au rythme effréné et à la BO explosive.
Pas de temps mort, pas redite, pas de pitié. Bien sûr, le film est plein de maladresses et déborde parfois de l’écran, mais cela est fait avec une telle sincérité et un tel amour du cinéma qu’on ne peut que pardonner. Ajoutez un casting de jeune premiers débordants de talent (Micheal Cera, Kieran Culkin, Alison Pill, Mary Elizabeth Winstead) et des grands seconds roles (Jason Schwartzman, Chris Evans, Brandon Rouht) et vous obtenez l’un des plus sympathiques divertissement de l’année. à voir 2 fois (minimum)!
En 1 mot: Électrique

6. Kick Ass de Matthew Vaunhg

Dans la lignée du généralissime Watchmen qui, l’an dernier, avait électrisé et divisé la communauté geek, Kick Ass vient mettre un joyeux coup de pied dans le mythe du super héros en l’intégrant dans un contexte réel et en lui autant toute naïveté. Parfois violent et choquant, toujours drôle et décalé, Kick Ass est le divertissement intelligent par excellence.

La réalisation est dynamique et efficace, le casting frais et malin avec la révélation de Chloé Moretz et le contre emploi hilarant de Christopher Mintz Plasse, et l’habillage musical, quoi que jamais réellement original, est parfaitement choisi, en particulier les morceaux de John Murphy, déjà croisés dans d’autres films, ici sublimés.
En 1 mot: iconoclaste

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posted by valmens in Les Top and have Comment (1)

One Response to “Mon top 10 cinéma 2010”

  1. […] 2010 étant encore trop fraîche pour être révisée, mais mon classement est toujours disponible ici). J’avais, il y a un peu plus d’un an, fait un classement des meilleurs films de 2009 […]

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