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Mon Top 10 des meilleurs films de 2008

Top 10 des meilleurs films de 2008 Parce que quand on commence une série il faut la poursuivre, voici le deuxième épisode des Top 10 retour vers le passé avec le Top 10 des meilleurs films de 2008

Quel plaisir de se replonger dans les films des années passées… cette semaine donc nous allons nous attaquer à l’année 2008. N’ayant pas tenu de classement cette année là, je me plonge donc vraiment dans celui-ci, sans aucun angle de comparaison. Une fois encore je ne tiens pas ici à classer les films qui vont devenir des futures classiques ou qui ont marqué l’histoire du cinéma, juste ceux que j’ai personnellement préféré et que je prend presque autant de plaisir à revoir aujourd’hui. Enjoy.
Les films considérés sont ceux sortis au cinéma en France en 2008, hors réédition.

10 . Bienvenue au cottage de Paul Andrew Williams

Top 10 des meilleurs films de 2008

Pourquoi ? : Tout simplement parce qu’il s’agit d’un énorme plaisir cinématographique sans égale de déguster une comédie horrifique parfaitement proportionnée, aussi horrible que drôle. Commençant de la manière la plus sobre du monde et mettant en place une histoire très classique (deux frères que tout opposent se lancent en amateur dans un kidnapping pour résoudre leurs différents financiers et ne plus jamais se revoir) pour ensuite très progressivement sombrer dans l’horreur autant que dans l’humour proprement burlesque. Ce film est porté par l’incroyable alchimie des 3 acteurs principaux qui sont malheureusement quasi inconnus du grand public : Andy Serkis (Gollum dans Le Seigneur des Anneaux, king Kong dans King Kong) dans la peau du frère mauvais garçon, Reece Shearsmith (coauteur et acteur multi facettes de The League of Gentlemen) dans celui du frère faible et peureux et Jennifer Ellison (The Cottage et…?) en victime bimbo au langage putassier à souhait, vite rejoints par un grand mou simplet (Steven O’Donnell) et une belle galerie de personnage et une ribambelle de clins d’œil et d’effets gores réussis. C’est pas forcément fin, mais c’est drôle, horrible et réussi.

En un mot : Désenchanté

9 . Martyrs de Pascal Laugier

Top 10 des meilleurs films de 2008

Pourquoi ? : Parce qu’au-delà du scandale qu’il a provoqué et des légendes urbaines qui l’ont entouré, Martyrs est avant tout une des plus belles incursion française dans le domaine de l’horreur. Ce film de Pascal Laugier a beau être douloureux à regarder (et d’ailleurs, contrairement à tous les autres films de la liste, je ne l’ai jamais revu), c’est aussi un film incroyablement soigné et intelligent qui vient nous rappeler à grands coups dans le bide que l’horreur est avant tout une métaphore sociale. Jonglant avec des thèmes aussi universels que la vengeance, la mort ou l’oppression des classes sociales, le film a trop vite été rangé dans la catégorie Torture Porn, le faisant rivaliser avec des films comme Saw ou Hostel alors qu’il s’agit d’une belle réflexion sur la notion de martyr. Aussi stupéfiant visuellement que scénaristiquement, ce film est une expérience certes inégale (tous les acteurs ne sont pas au niveau et certaines longueurs viennent troubler le rythme) mais unique et d’une rare richesse pour le cinéma français. Mention spécial aux prestations très physiques de Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï et aux maquillages de Benoît Lestang.

En un mot : Traumatique

8 . Le Bon, la brute et le cinglé de Kim Jee-woon

Top 10 des meilleurs films de 2008

Pourquoi ? : Parce que le film est aussi fou sur l’écran qu’il l’était sur le papier. S’annonçant comme une version enlevée et coréenne du Western culte de Leone, le film tient toute ses promesses et c’est d’autant plus hallucinant que le pari de départ était fou. Concentré d’action et de références solides aux westerns du bon vieux temps, ce film s’amuse à retranscrire l’histoire dans une contexte géopolitique aussi trouble que difficilement compréhensible et laisse l’histoire se dérouler avec toujours une longueur d’avance sur le spectateur, le menant de scène en scène vers une sublime conclusion. Drôle, enlevé et surprenant, ce film est une nouvelle preuve de la grande forme du cinéma Coréen et offre à l’acteur Kang-ho Song (The Host, Memories of Murders) une autre chance de démontrer son incroyable présence à l’écran. Sorte d’aboutissement ultime de ce que le western a à offrir de divertissant, le film a la grande classe de ne jamais se prendre au sérieux et de ne jamais avoir de personnage principal donnant une incroyable puissance à la scène finale, ce qui est un joyeux tour de force cinématographique. Une réussite complète qui laisse rêveur.

En un mot : Frappé

7 . WALL·E de Andrew Stanton

Top 10 des meilleurs films de 2008

Pourquoi ? : Faut-il vraiment revenir sur les innombrables qualités de ce film? Petit bijou des studios Pixar, ce film d’animation est autant marquant pour la beauté toute poétique de son histoire (une amourette entre des robots qui ensemble peuvent sauver le monde) que pour l’intelligence de son propos, de sa réalisation et de son écriture. Film d’animation d’une incroyable maturité qui s’adresse à un public de tous les âges avec une même pertinence, Wall-E surprend par sa faculté à ne jamais tomber dans la facilité. Que ce soit dans son choix de montrer un futur très pessimiste (en gros la fin du monde) comme très probable, dans le mutisme de sa première moitié, dans ses nombreuses références à Tati ou encore dans son jugement très direct qu’il fait de la société de consommation sans jamais nier qu’il en est issus, Wall-E impressionne par sa capacité à ne jamais pour autant être hermétique ou difficile d’accès. Et si l’on est plus surpris par la capacité qu’a Pixar à donner une âme à des objets, il est difficile de ne pas être ému pour un simple mouvement de ses yeux en forme de jumelles. Un film qui excelle dans tous ses niveaux narratifs.

En un mot : Sensible

6 . There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson

Top 10 des meilleurs films de 2008

Pourquoi ? : Parce que ce film est un monstre de cinéma qui malmène le spectateur autant que ses personnages et se termine avec l’une des scènes les plus mythiques de ces 10 dernières années. Prenant le parti pris de se focaliser sur la vie d’un monstre, le film nous montre la puissance que peut représenter l’énergie de nuire. S’il serait fastidieux de rentrer dans une étude complète du film, qui parvient grâce à une réalisation très précise à construire son personnage sans jamais aller vers la facilité et nous mène vers la conclusion sans qu’on ne la voit venir, il est important de souligner la puissance du duo d’acteurs principaux, car il est rare que Daniel Day-Lewis trouve partenaire à sa hauteur et c’est le cas dans le film avec le jeune Paul Dano qui prouve ici qu’en plus du charisme physique démontré dans Little Miss Sunshine, il a une voix. Décile visuel et scénaristique, ce film nous mène dans les tréfonds de l’âme d’un homme qui n’en a pas, dans la noirceur de son sang pour se conclure en apothéose aussi jouissive que pathétique. Critique en règle de la religion et des bases du capitalisme, ce film est habité par une force sidérante qui ne connaît pas de relâchement.

En un mot : Rugueux

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