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Mon Top 10 des meilleures suites

Top 10 best sequels C’était bien la première fois, c’était encore mieux la deuxième. Voici mon top 10 des meilleures suites, tout genre confondus.

Art bercé dans un milieu industriel, le cinéma ne se contente plus d’être des œuvres ponctuelles, il est franchisé. Les suites, les reboots et les prequels ont envahi depuis bien longtemps nos écrans, quand ce ne sont pas les remake et les adaptations. Rien que cette année, 95 films de cette catégorie sont en production à Hollywood, dont la quasi totalité des blockbuster à venir (Inception et Sucker Punch sont les derniers représentants d’une espèce en voie de disparition : les blockbusters originaux). Cependant, je ne bercerai pas dans le discours facile qui occupe bien trop les discussions des critiques et cinéphiles en herbe voyant en cette recrudescence la fin du cinéma en tant qu’art. La suite, même si elle ne possède pas les attraits d’un film orignal, n’est dans sa forme qu’une garantie économique, une assurance pour les producteurs, elle n’est en rien la garantie d’un film identique au précédent ou de moindre qualité, au contraire, de nombreuses suites nous ont autant, voire plus encore régalés que leurs prédécesseurs, et donc, sans plus attendre, voici la liste de mes 10 suites préférées. Attention, par suite j’entends film ayant été réalisé de manière distincte, ainsi les seigneurs des anneaux, Retour vers le futurs 3 et autres pirates des caraïbes 3 (aussi) sont d’emblée exclu de ce classement, tout comme les remakes, les spin-offs et les reboots.

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10 . Mad Max 2: The Road Warrior de Georges Miller, 1981
Le premier épisode des aventures de mad max, même s’il célébrait la naissance cinématographique de l’un des acteurs les plus charismatiques de ces 30 dernières années et les premières expérimentations visuelles d’un réalisateur visionnaire, sentait fort la série B. La suite parvient, avec une incroyable aisance à se défaire de cette image en transformant les décors urbains cheap prés apocalyptiques du premier épisode par un désert post-industriel peuplé de punks. Là où le premier épisode jouait dans le réalisme cru et la violence directe, la suite se lance de plain pied dans la science fiction pure, perdant en réalisme ce qu’elle gagne en légèreté et en richesse de propos. On sent également que les deux talents à l’œuvre dans le premier épisode ont gagné en assurance et ont depuis longtemps dépassé le stade de la simple démonstration. Gibson incarne ici l’un des plus grands BadAss de l’histoire du cinéma, parvenant à laisser le doute planer quant à chacune de ses actions (doute d’autant plus justifié par la fin la plus déprimante qui soit du premier épisode), et Georges Miller démontre une fois de plus son génie visuel, mais dans un tout autre registre, laissant de côté les démonstrations quasi expérimentales du premier épisode pour faire des décors et des acteurs les véritables stars du films jusqu’à une scène finale où les corps et les véhicules finissent par littéralement se mélanger. Devenu une référence absolue dans le genre, sans cesse imité, Mad Max 2 est de ces suites qui en feraient presque oublier le premier épisode (et pourtant celui-ci est considéré comme l’un des plus beau fleuron du cinéma australien, c’est dire!)

9. Les Poupées Russes de Cédric Klapish, 2005

Faisant suite au film devenu culte et même emblème d’une génération qu’était devenu L’auberge Espagnole, Les Poupées Russes devait non seulement combler les attentes d’un public impatient de retrouver ses héros 8 ans après leurs aventures espagnoles, mais aussi et surtout parvenir à s’adresser au public qu’il avait séduit à l’époque en prenant en compte son évolution. Sacrés challenges que voilà, et le film les relève sans laisser de doutes quant à sa supériorité par rapport à l’épisode précédent. Là où l’auberge espagnole nous offrait un joyeux bordel cinématographique plus proche du patchwork de saynètes que d’un film à proprement parler, sa suite parvient, tout en gardant le même charme et le même naturel, à lier tout cela dans une réelle trame narrative, à approfondir ses personnages et même à leur donner une humanité qu’ils n’avaient pas dans le premier opus, quitte à perdre en légèreté. Mieux encore, le film gagne une dimension esthétique qui était absente du premier. Armé d’un scénario en béton et d’une troupe d’acteurs visiblement très attachés à leurs personnages, Klapish signe là l’un de ses meilleurs films, mature et intelligent et pourtant sympathique et tendre. Si la suite n’est pas dans la tradition du cinéma français, le réalisateur nous prouve que cet art ne nous est pas pour autant étranger. Mention spéciale à la scène de la rue parfaite d’une absurde beauté.

8. Spiderman 2 de Sam raimi, 2004
Après le succès du premier, cette suite était une évidence pour tout le monde. Pourtant, Spiderman 2 fait partie de ces suites qui effacent totalement l’aura des premiers épisodes tant elles savent trouver les vrais point forts et points faibles de ceux-ci et corriger et améliorer tout cela. Se dotant d’un méchant crédible et charismatique, la suite se débarrasse bien vite de l’aspect cartoonesque de l’original pour développer l’un des plus beaux divertissements cinématographiques de ces dernières années. Époustouflant dans ses scènes d’action, attachant dans ses romances, désarmant dans ses faiblesses, Spiderman 2 est, en plus d’être l’une des meilleures suites qui soient, l’une des meilleures adaptations de comic book qui existent à ce jour. D’une introduction volontairement décalée (recalant d’emblée le personnage principal au bas de l’échelle sociale malgré son statut de héros) à une conclusion à la fois humble et grandiose (si l’on ignore les 2 dernières minutes en forme de publicité pour parfum de bas étages) en passant par des scènes d’action à couper le souffle (le mien n’est toujours pas revenu depuis l’attaque du métro) et des pointes d’humour toujours bienvenues, Spiderman 2 fait du sans faute et nous laissait dans l’attente d’un troisième épisode dans la lignée de celui-ci. Ce ne fût malheureusement pas le cas.

7. The Dark Knight de Christopher Nolan, 2008
Après avoir réussi à ressusciter la franchise Batman laissée dans un bien piètre état par Joel Schummarer, Christopher Nolan a pris tout le monde par surprise avec son deuxième épisode qui, tout en gardant les éléments qui avaient fait le succès et la qualité du premier, rompt violemment avec l’esprit de la saga en la plongeant brutalement et pour la première fois dans un univers froidement réaliste. Surpassant en tous points le premier épisode, d’un point de vue formel, cette suite est notable parce qu’elle introduit une quantité impressionnante d’éléments nouveaux sans jamais trahir le premier épisode, elle redéfinit de manière cohérente l’univers du héros pour mieux l’étudier. Laissant la part belle aux méchants (Le Jocker de Heath Leadger en tête qui, à lui seul, élève cette suite bien au dessus de tout ce qui se fait en matière de film de super héros), à un scénario étourdissant et retords à souhait et à un rythme d’une limpidité rarement atteinte, The Dark Knight est tout simplement la Rolls-Royce du divertissement. Soigné et luxueux dans son développement, esthétiquement impeccable et narrativement complexe, le film s’offre en plus le luxe d’être destiné à un grand public.

6. Ginger Snaps Unleashed de Brett Sullivan, 2004
Suite d’un obscur film culte canadien qui, aussi respecté soit-il parmi ses adeptes, est auréolé d’un anonymat très handicapant, Ginger Snaps Unleashed prenait le risque de décevoir les rares fans du premier qui constituait la seule et unique cible du film. Pourtant, là encore, en misant sur les points forts du premier tout en réinventant de A à Z la trame narrative et sa portée symbolique (évitant toute notion de redite ou de parallèle avec le premier épisode), Ginger Snaps Unleashed offre un divertissement horrifique bien plus abouti que l’original. Profitant d’un budget plus confortable (cela se voit au niveau des maquillages, de la photographie et des effets spéciaux qui font basculer la saga de la série B vers le mainstream), le film évite soigneusement la facilité et, s’il reprend l’histoire très exactement là où on l’avait quittée, réussit à enrichir le mythe et les métaphores qui entouraient le premier épisode. Gardant de joyeuses références au film émo teenage qu’était Ginger Snaps, sa suite mise tout sur un cheval, son actrice principale qui développe un charisme physique impressionnant. Déjà géniale dans le premier épisode, Emily Perkins décroche ici la palme de la BadAss torturée. Violente et pragmatique, elle parvient à insuffler également la fragilité nécessaire à donner vie à son personnage. Une suite donc, qui donne une autre dimension à la saga et qui accepte de mettre de côté certains des éléments majeurs qui avaient fait le succès du premier (notamment la quasi disparition du personnage de Ginger).

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posted by valmens in Les Top and have Comments (4)

4 Responses to “Mon Top 10 des meilleures suites”

  1. Prehisto dit :

    Ca manque de Retour vers le Futur, tout ça… :p

  2. patato dit :

    t’as oublié toxic avenger 2 et shark attack le retour … tant pis … bon classement quand même ^^

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