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Mon Top 10 des Meilleures Adaptations

Top 10 monologues of all time A l’occasion de la sortie du Teaser de Tintin, voici mon Top 10 des meilleures adaptations de BD (tous genres confondus).

A l’occasion de la révélation de la bande annonce de Les aventures de Tintin : le Secret de la Licorne, adaptation des aventures du reporter belge par les monstres du cinéma que sont Steven Spielberg et Peter Jackson, nous allons nous pencher aujourd’hui sur l’art délicat de l’adaptation de roman graphiques (du comics au manga en passant par la BD classique) au cinéma. Je ne m’intéresse pas ici aux adaptations animées reprenant complètement et très exactement les traits de l’original (Akira, Les Douze travaux d’Asterix…), car, aussi complexe que soient ces adaptations, elles conservent l’avantage de la forme en ne prenant pas de risque réels quant à l’aspect visuel de l’adaptation. Voici donc mon top 10 de ces adaptations.

Top 10 monologues of all time

10 . Hellboy II: The Golden Army, de Guillermo Del Torro, 2008
Déjà auteur du premier épisode qui avait marqué par son ton volontairement cartoon et ses effets spéciaux qui évitaient tant que possible le recours aux images de synthèse parvenant ainsi de donner un aspect très organiques à ses créatures, Guillermo Del Torro reprenait la série Hellboy avec un atout en poche, son film précédent, Le Labirynthe de Pan, avait connu un énorme succès critique et publique, permettant au réalisateur de pousser plus loin encore toutes les pistes volontairement décalées du premier épisode, tout en abandonnant les aspects divertissement grand public qui polluaient celui-ci. Visuellement flamboyant, ce deuxième épisode vaut surtout pour sa parfaite utilisation des personnages secondaires et un développement d’un personnage principal en forme d’antihéros. Mais le film ne se contente pas d’être un simple divertissement et tisse une réelle reflexion sur le sens de la vie et sur les relations humaines. Le réalisateurs mexicain parvient à signer un film très personnel gratifié d’un casting en or (Ron Perlman, John Hurt, Selma Blair, Seth MacFairlane…) et de l’une des plus belles compositions de Danny Elfman.

9. Asterix et Obelix Mission Cléopatre, de Alain Chabat, 2002
Suite de l’une des plus ennuyeuses adaptations de l’histoire du cinéma, la réussite de ce film de Alain Chabat tient tout simplement du miracle quand on considère la pas de géant qui a du être fait pour atteindre ce résultat. L’ancien nul a fait le choix de reprendre la recette du mythe à sa base et de procéder à une fidèle modernisation du matériaux de base, insufflant à l’œuvre de nombreuses références modernes, un casting jeune et dynamique et une certaine dose de non sens qui n’est pas sans rappeler les autres œuvres de Gossiny. Ne gardant du premier épisode que les deux acteurs principaux, dont le rôle dans l’histoire a été réduit sans être atténué pour pouvoir les intégrer à ce nouveau casting, cette adaptation est un modèle de modernisation. A la fois très fidèle et très libre, l’Asterix de Chabat n’oublie jamais le cœur de la série d’origine (un humour potache et intelligent à base de décalage culturel et d’anachronisme bon enfant) et apporte même à la série une dimension supplémentaire en utilisant le talent et la personnalité de ses acteurs (Jamel debouze, Edourd bear, Gérard Darmon…) pour remodeler ses personnages plutôt que de faire le contraire.

8. American Splendor de Shari Springer Berman et Robert Pulcin, 2003
Porté par l’interprétation tragiquement hilarante de Paul Giamatti et une réalisation débordante d’idées, cette adaptation d’un Graphic Novel underground américain marque par son aspect profondément cinématographique qui parvient à totalement faire oublier qu’il s’agissait d’une bande dessinée tout en parlant directement de bande dessinée. Ce film est d’autant plus marquant qu’il est apparu au début de la vague d’adaptation de comics de cette dernière décennie comme un autre voie. Popularisation d’un autre type de roman graphique, American Splendor se fait surtout le porte parole de toute une frange des auteurs américains qui ont autre chose à raconter que la mythologie de bonshommes en collant moulant. Drôlement réaliste et cruellement humaine, cette adaptation est l’un des plus beaux rafraichissements cinématographiques du genre.

7. 300, de Zack Snyder, 2007
Œuvrant très clairement dans le terrain de jeu ouvert par Sin City tout juste deux ans plus tôt, 300 a tout de même été l’une des plus grosse claques visuelles de ces dernières années, adaptant avec une monstrueuse fidélité les dessins de Franck Miller et conservant son discours volontairement provocateur. Violent et clinquant, 300 est un véritable ovni, l’équivalent cinématographique d’un cri de guerre viril et bruyant. Parfois caricatural, parfois ridicule, le film a l’intelligence de raconter son histoire au premier degré et de l’habiller au second, multipliant les pistes de lectures et perdant au passage ses détracteurs qui ne pouvaient pas trouver d’angles d’attaque valables. Glorification d’un régime extrémiste ou fresque historique volontairement grossière? Le mystère reste entier et donne au film un charme et une puissance qui le distingue de toutes les productions du genre. Qu’il soit considéré comme un chef d’œuvre de second degré ou comme un œuvre d’exploitation sans recul, 300 reste le divertissement le plus jouissif de ces 10 dernières années.

6. Spiderman 2, de Sam Raimi, 2004
Encore un épisode 2 (très souvent les meilleurs épisodes de trilogie, profitant de personnages déjà établi auxquels on peut infliger des conflits sans les résoudre complètement), Spiderman 2 est marquant par le degré d’amélioration qu’il a été capable d’apporter à un premier épisode déjà d’extrêmement bonne facture. Doté d’un méchant charismatique et humain, de conflits internes chez le héros remettant en cause la suprématie de ses pouvoir mais aussi sa situation sociale, visuellement époustouflant et interprété par des acteurs qui communiquent un réel plaisir de jeu tout le long du métrage, le film trouve pourtant sa grandeur dans les mains de son réalisateurs, Sam Raimi, qui s’amuse ici à faire des clins d’œils à sa carrière (notamment la scène de l’hôpital gracieusement horrifique) tout en s’appliquant à faire de chaque scène, de chaque plan, une perfection. Le film parvient à s’approprier le matériau d’origine tout en l’améliorant (les conflits internes du héros interagissent ici littéralement de manière organique avec ses pouvoirs là où le héros semblait seulement doté d’une malchance sans limite dans l’œuvre d’origine) et demeure la meilleure adaptation des aventures de l’homme araignée.

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posted by valmens in Les Top and have Comments (3)

3 Responses to “Mon Top 10 des Meilleures Adaptations”

  1. Paf dit :

    content que watchmen soit la!

  2. ragou dit :

    un top 10 tres sympa …alors moi je rajoute « Creepshow » réalisé par George A. Romero juste pour le sketch dément avec Monsieur Stephen King en personne qui joue fermier débile qui doit faire face à un météor très encombrant… et aussi celui avec les cafards ^^

  3. […] et culturelle qu’était le premier. J’ai déjà parlé de ce film dans mon top consacré aux meilleurs adaptations de comics/BD, mais ce qui est le plus hallucinant est ici le pas de géant fait entre le premier et le deuxième […]

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