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Quand vient la nuit : la critique

Quand vient la nuit Le réalisateur de Bullhead débarque en Amérique avec un polar noir un peu trop classique pour être honnête.
Quand vient la nuit Note:2/4
Titre original: The Drop
Réalisation: Michaël R. Roskam
Scenario: Dennis Lehane
Casting: Tom Hardy, Noomi Rapace, James Gandolfini, Matthias Schoenaerts…
Musique originale : Marco Beltrami & Raf Keunen
Sortie: 12 Novembre 2014
Vu le 22 Novembre 2014 à 17h30 à l’UGC Danton

Synopsis:
Bob et sont cousin Marv travaillent dans un bar tenu par la mafia de Brooklyn qui s’en sert comme point dépôt occasionnel pour l’argent brassé dans la nuit. Un soir, un casse raté dans le bar dérègle cette logique. Parallèlement, Bob trouve un chien dans un poubelle et sympathise avec la propriétaire (de la poubelle).
Critique :
Sans être difficile d’accès ou avoir une histoire complexe, Quand vient la nuit parvient à être d’un classicisme absolu dans son histoire et sa réalisation tout en laissant un étrange arrière goût après son visionnage, comme un malaise face aux situations et au personnages dépeints. Ressemblant à une sorte de Snatch sérieux dans sa galerie de personnages, le film choisi d’être une étude de caractères plutôt qu’une simple histoire de casse (comme la bande annonce le laissait croire). Choisissant quatre personnages à la fois victimes et acteurs de la violence sociale de Brooklyn, Quand vient la nuit a l’intelligence de ne pas tomber dans la caricature, à défaut de mener à une réelle conclusion. Le problème est qu’en voulant faire quatre portais de front dans un film au rythme relativement lent, on arrive pas vraiment à comprendre toutes les facettes de ces personnages et on a du mal à voir où le film veut en venir. Avec une réalisation élégante (en particulier un climax particulièrement soigné et volontairement maniéré), le réalisateur parvient malgré tout à garder l’attention des spectateur, sans effets gratuits ou suspens artificiel. Se rapprochant parfois de l’excellent Histiory of Violence dans son exploration de la violence chez chacun de ses personnage, le film souffre cependant d’une certaine maladresse dans sa construction narrative : s’il y a en effet une tension palpable qui se développe tout le long du film autour des 4 personnages principaux, on a du mal en revanche à comprendre les enjeux qui les lient aux personnages secondaires et aux différents évènements évoqués, si bien que toute une partie de l’intrigue (le rôle de la police dans cet univers) est complètement incompréhensible. C’est d’autant plus décevant que le réalisateur décide de conclure son film sur cet aspect, rendant cette conclusion étrange et frustrante.
Quand vient la nuit

Niveau scénario, c’est un habitué du genre qui s’y colle, Denis Lehane ayant écrit les romans dont sont inspirés Mystic River, Shutter Island et Gone Baby Gone et les scripts de quelques épisodes de The Wire. Ce n’est donc pas une surprise si la retranscription de l’univers et la qualité des dialogues sont irréprochables : ce mec peut écrire ça dans son sommeil ! En revanche, on regrette un peu le manque de développement des personnages secondaires et l’histoire qui est parfois difficile à suivre. Cela est peut-être dû au fait que c’est le premier scenario de cinéma signé de la main de Dennis Lehane. En ce qui concerne les acteurs, Tom Hardy sort son épingle du jeu dans son rôle de simplet taciturne et attachant. L’acteur déploie un broken english parfaitement crédible et traverse tout le film avec un regard vide qui colle parfaitement à son personnage. A ses côté, Noomi Rapace est impeccable mais ne surprend pas, ce rôle semble avoir été écrit pour elle tandis que James Gandolfini livre un prestation honorable bien que diminuée (on ne le voit quasiment pas marché de tout le film) dans cet ultime film. Enfin Matthias Schoenaerts est parfait en grand méchant loup du film. Niveau musique, Marco Beltrami et Raf Keunen livrent une belle participation qui, sans être exceptionnelle, participe activement à l’ambiance lourde et menaçante du film.

Quand vient la nuit

Quand vient la nuit est une étude de caractères intéressante parce qu’elle livre quatre portrait complexes et réalistes, tous empreint de noirceur et de faiblesse. Le problème est que l’histoire qui abrite ces personnages manque de tonus et d’intérêt et que tous les autres personnages sont un peu bâcle. Parvenant tout de même à livrer une très belle scène dans son dernier tiers, le film s’apprécie pour ce qu’il est : un polar noir et urbain classique à défaut d’être efficace.
Quand vient la nuit est un polar au casting impeccable qui aurait mérité une histoire plus développé (et peut être une demi heure de plus).
Les plus:
Tom Hardy comme toujours impeccable
Une ambiance glauque et anxiogène à souhait
Les moins:
Des personnage secondaire caricaturaux et peu développé
Un intrigue globale pauvre et sans réelle conclusion


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